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Janvier 2006 : fin de la 1ère étape
vers la création de la Fondation pour la Mémoire de la guerre
d'Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc
L'année
2005 s'est achevée avec la transmission au Premier Ministre de mon rapport
pour la préfiguration d'une Fondation pour la Mémoire de la guerre d'Algérie
et des combats de Tunisie et du Maroc. Il appartient donc à M. Dominique
de Villepin de décider de la suite à donner à mes propositions et s'il
le juge opportun, de la publicité à leur accorder.
Pour ma part, je me contenterai de trois observations :
1. Ce rapport a maintenu le cap que je m'étais fixé, celui de la recherche
de l'objectivité et de l'exhaustivité de la Mémoire qui doit guider
la configuration de la Fondation, la ligne de ses travaux et sa finalité.
Une approche scientifique des mémoires de tous les Français, sans exclusive,
et de la mémoire de tous les événements, sans rien occulter, me parait
la seule voie possible pour atteindre cette objectivité qui contribuera
à l'apaisement de mémoires encore à vif.
2. Je n'ai évoqué que la Mémoire comme mission pour la Fondation et
je me suis abstenu, logiquement, d'empiéter sur le domaine de l'écriture
de l'histoire qui est une tâche pour des chercheurs et des historiens.
La mémoire est une de leurs sources et la Fondation leur apportera à
cet égard le concours d'un accès privilégié, souvent direct, à des mémoires
largement réunies ou collectées, en tous cas conservées, sur tous supports,
authentifiées et afin de parvenir à leur plus juste compréhension, à
des travaux d'expertise et à une base de données complémentaires.
3. Ce travail n'a pas été facilité par un contexte politique tendu à
propos de la mémoire coloniale des Français et des tensions dans les
relations avec l'Algérie. Je me suis cependant efforcé de rester serein
et objectif. Je le dois sûrement aux riches entretiens (près de 200)
que j'ai pu avoir avec des détenteurs de la mémoire de ces événements
et avec des universitaires et chercheurs. Je les remercie.
J'ajoute que, sans me laisser influencer par mon passé, j'ai été néanmoins
guidé par ma qualité de témoin de la vie publique de ces territoires,
au moins depuis 1945, et spécialement entre 1958 et 1962, par la mémoire
que j'en ai conservée après plus de quarante ans de silence. Et aussi,
sans doute, inspiré par la mémoire de mes parents.
Je souhaite que ce rapport contribue à l'apaisement si souhaitable de
la mémoire de ces événements douloureux.
Nota : Au cours de cette période, il me paraissait exclu d'alimenter
ce site de nouveaux billets d'actualité. On comprendra la mise en sommeil
de cette rubrique qui ne tardera pas à reprendre un cours plus régulier!
[29.01.2006]
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