Mis à jour le
24.03.2013

APPEL À MÉMOIRE...

J'essaie de reconstituer le plan du centre de Périgotville, aujourd'hui AÏN EL KEBIRA, lorsque ce village était le siège de la Commune Mixte de TAKITOUNT, où mon père fut appelé en août 1945, pour succéder, après les administrateurs Séguy-Villevalleix et Guinard, dépêchés en urgence, à l'Administrateur René ROUSSEAU, enlevé, puis massacré le 8 mai 1945, avec son adjoint Yves Bancel, à Aïn Magramene. J'avais moi-même 15 ans.

Conformément à mes travaux sur la Mémoire et pour respecter le plus strict devoir d'objectivité prescrit dans mon rapport pour la préfiguration d'une Fondation pour la Mémoire , je tente d'expliquer le drame qui s'est joué le 8 mai 1945 dans la commune mixte, indépendamment de la manifestation de Sétif, le matin du même jour. Ce qui s'est joué à Périgotville et autour des Babors, fut différent et n'est pas expliqué par les historiens.

Puissent les contemporains du drame (comme moi-même) et les familles héritières de leurs souvenirs, m'aider à ce travail. Je fais appel à tous, où qu'ils soient aujourd'hui et quel qu'ait été leur rôle éventuel autour de cette tragédie et à leurs descendants. Seul m'anime le désir de comprendre. Le plan est un élément important. Peut-on situer la fontaine, l'épicerie, le café-hôtel Flandrin, l'école, la justice de paix, l'hôpital, la prison… etc… ?

Je me souviens des noms de familles que j'ai rencontrées à PERIGOTVILLE, mais aussi, à KERRATA, AMOUCHAS et CHEVREUL. Je les cite ici en demandant leur aide pour situer leur habitation sur le plan ci-joint du village (plan schématisé, mais établi d'après une vue actuelle du satellite de GOOGLE), pour positionner les emplacements marqués d'un point d'interrogation dans la légende, pour lesquels ma mémoire fait défaut et si cela est possible – je sais que je réveille des souvenirs bien douloureux – l'emplacement des 12 agressions qu'a connu le village, peut-être plus avec les blessés.

Pour Périgotville, je me souviens des noms de FLANDRIN, BLANC, BRIOIS, DESPOMMIERS, FABRER, LECONTE DES FLORIS , MAZZUCCA, BENALLEGUE, POLI, BENHABYLES, TALATA, VETILLARD, et peut-être, d'autres.

Pour AMOUCHAS : LAPORTE, LATY, TORRENT…

Pour KERRATA (KHERRATA), (où nous avions habité en 1940-41) : ARRONDEAU, ATLAN, BOUSFOUT, DIEUDONNE, DUSSAIX, FOURNIER, FREJAVILLE, Pères Blancs de BENI SMAIL, ROUMAINGAS, ROUSSILLOT, SAX…

Pour CHEVREUL (ARBAOUN) : PRADEILLES, MONTSERRET…

Plus généralement, j'en appelle à la mémoire des familles de fonctionnaires contemporains de mon père, qui eurent avec lui, à connaître de ce drame : LESTRADE-CARBONEL, PETITBON, BOURDILA, TORT ou des familles originaires de Sétif, que j'ai connues et dont les souvenirs pourraient m'aider : PONS, SMATI, MAÏZA, MOSTEFAÏ… ou encore, les familles d'Administrateurs, collègues de mon père, si elles détiennent des souvenirs qui leur auraient été transmis à propos du drame qui s'est déroulé principalement dans la commune mixte de Takitount et dans les communes mixtes voisines (ROUSSEAU, BANCEL, SEGUY-VILLEVALEIX, GUINARD, RAMBAUD, BRIVE, GRAS, REGERAT, TROUSSEL, BOISSIN, SUBRINI, MAHIOU, ESCHENBRENNER, CRANSAC…).

Je serai heureux de recevoir toute information qu'on voudrait bien me transmettre par e-mail adressé à memoireatm@aol.com. Je reprendrai bien sûr contact avec l'expéditeur, dont je partagerai, sûrement avec émotion, une part de ses souvenirs.

Roger Benmebarek
Préfet honoraire
memoireatm@aol.com

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